Une soixantaine de caravanes ont investi un terrain privé de Gujan-Mestras lundi 15 juin. Les maires du Teich et de Gujan-Mestras dénoncent l’inaction de l’État.
Lundi 15 juin, dans la matinée, une soixantaine de caravanes s’installent sur un terrain privé de Gujan-Mestras, à deux pas du sentier du Littoral. Un secteur classé Natura 2000, donc soumis à de strictes protections environnementales. Le propriétaire a déposé plainte.
5 heures de négociation dans le vide
Dès l’arrivée du convoi, les services municipaux du Teich et de Gujan-Mestras se mobilisent. Élus, agents, coordinateurs de grands passages et représentants de l’État se retrouvent autour de la table. Pendant cinq heures, les discussions s’enchaînent. Les communes proposent des solutions concrètes : des places disponibles sur les aires d’accueil de La Teste-de-Buch et de Lacanau. Les occupants refusent. Les caravanes restent.

Ce qui irrite profondément les élus, ce n’est pas seulement l’installation illégale. C’est le sentiment d’avoir été laissés seuls face à la situation. Les deux communes rappellent qu’elles respectent leurs obligations légales. Elles ont investi dans les équipements prévus par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage. Elles ont joué le jeu. L’État, lui, n’a pas mis les moyens nécessaires pour les accompagner.
Des obligations respectées, un soutien absent
Pour les municipalités, le message est clair : on ne peut pas demander aux collectivités de financer et d’organiser des dispositifs d’accueil, puis les laisser démunies quand ces dispositifs sont contournés. La situation est d’autant plus préjudiciable que le terrain occupé se trouve dans un espace naturel sensible, où toute atteinte à l’environnement peut avoir des conséquences durables.
Les deux villes ont annoncé qu’elles accompagneraient le propriétaire dans ses démarches judiciaires. La question du soutien de l’État, elle, reste entière.
