La cuisine qui fait voyager le Bassin jusqu’au Pacifique
Aux confins du Pacifique, la cuisine polynésienne raconte une histoire. Sur le Bassin, Mika la fait vivre grâce à son savoir qu’il transmet avec la sortie de son livre. Une cuisine née de l’océan et de la terre La cuisine traditionnelle polynésienne — le mā’a Tahiti — repose sur trois piliers : un végétal (ma’a), […]
Aux confins du Pacifique, la cuisine polynésienne raconte une histoire. Sur le Bassin, Mika la fait vivre grâce à son savoir qu’il transmet avec la sortie de son livre.
Une cuisine née de l’océan et de la terre
La cuisine traditionnelle polynésienne — le mā’a Tahiti — repose sur trois piliers : un végétal (ma’a), un accompagnement animal (ina’i, poisson ou viande) et une sauce (miti) à base delait de coco ou d’eau de mer. Les féculents comme le taro, l’igname ou lapatate douce (umara) y côtoient la noix de coco et le fruit de l’arbre à pain. Tandis que le poisson et les crustacés occupent une placecentrale, le cochon étant l’un des rares mammifères terrestres introduits par les premiers navigateurs polynésiens. Une cuisined’archipel, façonnée par des millénaires de vie entre lagon et montagne.
Le ahima’a : quand cuire est un acte sacré
La culture mā’ohi a su adapter ce que la nature offrait par un mode de cuissonparticulier : le ahima’a, un fouren terre creusé dans le sol, où les aliments passent, selon la tradition, du sombre vers la lumière. Viandes, poissons, tubercules et bananeplantain y cuisent lentement sur des pierres chaudes, s’imprégnant d’arômes fumés. Le mā’a Tahiti dépasse la notion de simple repas : c’est un rituel social, préparé en communauté, accompagné de musique et de danse, qui nourrit les corps autant qu’il renforce les liens.
Plus d’une cinquantaine de plats traditionnels et unique façonnent le savoir-faire culturel du Pacifique
Mika, du fenua au Bassin
C’est dans cet héritage que puise Mika, le Cuisinier du Pacifique, installé sur le Bassin d’Arcachon. Originaire desîles Gambier(archipel reculé au bout de la Polynésie française), il perpétue ici les saveurs de son enfance et de sa famille. Poisson cru au lait de coco, pua’a rôti, poulet à la citronnelle, umara, firi firi et po’e à la mangue ou à la banane. Chaque plat est une traversée. Le poisson cru au lait de coco, plat national de Tahiti, est servi avec quelques légumes et un jus de citron — une recette qui a fait la renommée de toute la gastronomie polynésienne. Toutes ces recettes peuvent être goûtées lors des événements de Vahine Toa, ou des brunch organisé par Mika : plus d’informations sur son Instagram.
Mika fait des livraison sur sa cuisine via ce numéro : 06 95 71 33 11
Un livre pour transmettre
Ce passionné prépare aujourd’hui Saveurs de Tahiti et ses îles, un livre de recettes en cours de financement participatif. Pas un simple recueil : un récit de vie, de culture et d’identité mā’ohi, à partager au-delà de l’océan. « C’est mon histoire, celle des îles Gambier, de ma famille et de notre culture polynésienne que je souhaite transmettre ici (sur le Bassin et en France).»
Mais ce n’est pas tout, Mika va emmener cette culture, et le Bassin aux portes de l’excellence culinaire. Le 21 juin, il va réaliser une masterclassculinaire de la cuisine du Pacifique, en représentant toute une culture à laforce et au talent de ses mains.
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